Fiche pour Sturnus vulgaris

Etourneau d'Europe

Introduction :

L'étourneau d'Europe est devenu un oiseau très commun et familier.

Description :

Son bec est long, pointu et conique. Le male en plumage nuptiale est noir brillant alors que la femelle garde un corps avec plus de taches blanches. Le male a la pupille de l'oeil plus petite que chez la femelle. Le male chante plus que la femelle qui chante aussi. L'étourneau marche. Son vol est rapide.

Ordre des Passériformes

Famille des Sturnidae

Répartition :

Il est abondant dans toute l'Europe, en Asie et dans le continent américain.

Comportement :

C'est un oiseau très grégaire que l'on observe rarement seul. Il aime former des groupes très important, de ce fait il se protège mieux des prédateurs.

Taille : 37 cm

Envergure : 17 à 22 cm.

Poids : 62 à 95 g

Maintenance :

Il est très prolifique. J'ai eu 19 petits avec deux femelles et un male tous ensemble dans une volière de 0.80 m de large X 2.60 de haut X 2.80 de long.

Malheureusemant la femelle cesse de les nourrir au 4-5 ième jours comme si elle cherchait un autre type de nourriture. Pourtant elle les élève bien jusqu'au 4 ième jours. La nourriture donnée est constituée de vers de farine et pinkies ainsi que de la patée insectivore. Il semble que ce problème d'élevage soit aussi rencontré par les Hollandais et à ce jour je n'ai pas trouvé la raison de l'abandon du nourrissage. Il faut donc au bout de 4 jours les retirer et les nourrir à la main.

Nourriture :

Il est opportuniste et se nourrit d'une grande variété d'aliments, je dirais presque omnivore. On peut aussi lui donner des granulés pour poules pondeuses et je leur donne des granulés de type Rémiline.

Comportements :

Il fait preuve d'intelligence et de grande adaptabilité. Il sait se montrer prudent.

Nidification :

Mes oiseaux ont niché dans des nichoirs fermés. Le male a éjecté les petits la première nichée car très excité. Pour la deuxième je l'ai isolé dans une cage plus petite au vue des femelles et pour la troisième je l'ai laissé et rien ne s'est passé. Je ne sais pas si il a participé au nourrissage car c'est très difficile d'observation.

Il faut faire attention car il peut se montrer très agressif, ils ont supporté les moineaux, les tourterelles et les roselins du mexique mais il vaut mieux les laisser seuls en période de reproduction. Pendant la période de reproduction il devient très territorial.

Avec deux femelles et un male au phénotype sauvage, l'année 2015 a été une bonne expérience car les oiseaux ont niché et eu 19 jeunes en 3 nichées meme si ça n'a pas abouti à l'élevage de jeunes. La femelle phéo avec le male blanc n'a fait qu'une nichée de 4 oeufs mais tous clairs.

La prévision pour 2016 serait d'avoir un jeune male mutant.

Mutations :

Il existe beaucoup de mutations comme le brun, l'agate, l'isabelle, le pastel, le brun pastel, le blanc, le phéo.
















Législation

Il est classé nuisible. Je suis capacitaire pour détenir et élever cette espèce (capacitaire + ouverture d'établissement).

Conclusion :

C'est un oiseau très agréable mais qui necessite de la place, et de l'expérience de la part de l'éleveur. ==============================================================================================

L'Etourneau sansonnet en main.

J'ai recompilé cet excellent article visible à cette adresse : L'Etourneau sansonnet en main.. Le texte au milieu de la page d'origine se chevauche et n'est pas lisible. Sur cet article il est facilement possible de sexer les étourneaux. Le reste du site apporte des informations plus précises et techniques.

Identification.

Plus petit que le merle, avec son plumage noir à reflets verts et pourpres parsemé de taches blanches, l'étourneau sansonnet adulte s'identifie au premier coup d'oeil.

Par contre le juvénile déconcerte et constitue une particularité semblable au rougegorge juvénile. Si ce n'est la forme biologique il ne ressemble en rien à l'adulte.

L'étourneau se différencie également du merle noir par un vol rapide et direct. Au sol il se déplace en marchant. La tête en pointe (acuminée, Géroudet doc. 1) lui donne un profil aérodynamique remarquable. Propulsé par des ailes triangulaires et relativement courtes, il peut atteindre 75 km/h. Le vol en escadrille avec de brusques et imprévisibles changements de direction constitue une particularité de cette espèce grégaire.Évidemment, rien n'est parfait, il peut aussi faire de gros dégâts dans les arbres fruitiers. Migrateur  partiel principalement diurne, il peut atteindre l'Espagne, le Maroc, l'Algérie ou la Tunisie.

L'étourneau sansonnet juvénile.

L'étourneau juvénile se caractérise par un plumage brun. Dessus brun grisâtre uni, menton et gorge brun blanchâtre, poitrine et ventre brun mélangé de blanchâtre, ailes et queue brun plus foncé avec des lisières roussâtres. Peu de différence avec l'étourneau unicolore juvénile, heureusement, il grandisse loin l'un de l'autre. Il perd cette livrée caractéristique dès la première mue.

La mue postjuvénile.

La mue postjuvénile de l'étourneau concerne l'entièreté du plumage. Cet oiseau passe donc de l'aspect juvénile à l'aspect adulte sans stade intermédiaire. En (11) la mue d'une P et de la CP (a) correspondante indique le début de la mue des rémiges. La seule P en état de croissance pourrait laisser croire une perte accidentelle, mais la conjugaison des deux aux deux ailes écarte cette possibilité.

Le renouvellement de R4 chez le même oiseau ne s'inscrit pas dans l'ordre habituel de mue de la queue qui en principe débute par R1. Il s'agit peut-être d'une perte accidentelle sans certitude car chez l'étourneau la logique diffère de la réalité. Suivant la date d'éclosion le remplacement des premières plumes intervient début juin ou mi-juillet pour se terminer début septembre ou mi-octobre.

Le sexe

La détermination du sexe peut dans la plupart des cas être basée sur la couleur de l'oeil qui présente toujours un centre brun foncé et un cercle extérieur brun chez le mâle (14) et jaune, blanchâtre ou brun jaunâtre chez la femelle (15)

Au printemps la base de la mandibule inférieure devient bleuâtre chez le mâle (14) et rosâtre chez la femelle. Cette coloration temporaire subsiste peu de temps après la nidification. Les mesures biométriques se montrent peu utiles, la longueur alaire chez le mâle s'étend de 126 à 135mm et de 122 à 131 chez la femelle.

La perplexité provoquée par le chevauchement des valeurs s'accroît encore en sachant qu'une femelle nordique peut atteindre 136mm. La longueur des plumes de poitrine (16) mesurées avec un compas à pointes sèches émoussées constitue une bonne référence.(voir Svensonn doc 8 page 277)

Plumage adulte -- détermination de l'âge

La distinction entre l'oiseau juvénile et l'oiseau mué ne présente aucun problème (1-3 et 4-10). Par contre savoir si ce plumage d'adulte correspond à une première ou à plus d'une mue s'avère très difficile à établir. L'observation des plumes de l'aile ne fournit aucune indication (17). Les rectrices R1 et R6 (19-20) présentent des différences dont la plupart des modèles correspondent à des variations entre individus et les cas typiques sont relativement rares.

A cette date, les plumes d'alula en croissance sur les deux ailes peuvent laisser supposer qu'il s'agit d'une mue postjuvénile chez un oiseau d'éclosion tardive. H. B. Ginn D. s. Melville (doc 10 page 79) notent qu'exceptionnellement les plumes d' alula peuvent être retenues lors de la mue postjuvénile.
19-20 Les nombreuses variantes ne permettent pas toujours de déterminer l'âge avec certitude.

Des rectrices qui présentent une forme large terminée en pointe avec lisière chamois qui sur R1 entoure une bande intermédiaire plus foncée que le centre désignent un adulte. D'autres modèles peuvent être observés chez des oiseaux de 1Y/2Y aussi bien que chez les adultes, à ce moment ces oiseaux doivent être notés "âge inconnu".

L'extrémité blanche des plumes des parties inférieures de la gorge, de la poitrine et du ventre affiche un dessin différent selon le sexe et l'âge, il convient de connaître le sexe pour déduire l'âge (voir doc 8 page 278). Cependant les différences sont ténues et une grande expérience se révèle indispensable pour apprécier ce critère. L'étude des différentes formes dépasse

les objectifs de vulgarisation développés dans cette page. Les photos 21-23 servent à souligner le souci de détails qui anime les chercheurs lors des études menées pour approfondir la connaissance d'une espèce. La forme de la pointe blanche (a) l'importance de la "langue noire" (b) qui la traverse conditionnent la détermination de l'âge.

Détails.

24. Aucune plume sétiforme ne protège les commissures. En (a) quelques poils apparaissent mais ne débordent que très peu des plumes

(b) contrairement aux grives et merles. A la mandibule inférieure, des plumes ramifiées sont implantées dans la direction générale du plumage. Cette différence se justifie par sa recherche d'insectes dans le sol. L'étourneau plante le bec, crée un trou dans le sol et l'ouvre pour capturer une proie dans cette manoeuvre des détecteurs latéraux sont inefficaces. Par contre, il faut remarquer en (15) la forme particulière des commissures qui autorise une ouverture du bec tout en gardant les mandibules presque parallèles.

25. Des muscles spécifiques au niveau du crâne lui assurent une vision binoculaire ce qui constitue une adaptation exceptionnelle. Le fait d'enfoncer le bec en terre provoque une rotation des yeux qui lui permet de voir en avant. Il dispose ainsi d'une vision du trou par les 2 yeux (binoculaire) alors qu'un autre oiseau devrait tourner la tête pour regarder d'un oeil.

26. Une membrane constitue une boursouflure au-dessus de petites narines allongées.

Mis à jour le 13 Décembre 2018.